Le vent dominant qui souffle violemment sur les Crêtes vosgiennes, ici sur la Chaume du Grand Ventron, façonne la pousse des arbres dont le tronc se plie et se tord sous les rafales.
Cette photographie panoramique a été obtenue par fusion et assemblage de 6 clichés. Le flou filé de la cascade est dû à une vitesse d'obturation lente de 1 seconde, l'appareil de prises de vues étant fixé sur un pied. Pour obtenir le maximum de netteté sur le reste du paysage, j'ai relevé le miroir de l'appareil et déclenché avec un retardateur de façon à atténuer les vibrations.
Le Xaintois vosgien offre des paysages vallonnés très variés, faits de champs, de prairies et de bosquets, ponctués de petits villages, tel que Harol, Ménil, Ville sur Illon... lieu de prise de vue de cette image au coucher du soleil.
J'ai interrompu ce charmant tête à tête, si je puis dire, entre ce taureau et sa belle. Un simple fil électrique me séparait d'eux, mais le beau mâle ne manifestait aucune agressivité. Les taureaux haut-saônois sont-ils plus pacifiques que leurs homologues espagnols ?
Une brève éclaircie entre des nuages menaçants a illuminé le paysage, mettant en valeur le vert des feuillages et l'or des fleurs. Moment fugace qu'attend le photographe, amateur de beaux paysages...
Ce n'est pas le titre du film de Jean Jeunet, mais la pensée qui me vient lorsque je regarde le quartier de Rhumont dans lequel j'ai vécu un quart de siècle dans le logement de fonction de l'école où j'ai enseigné de 1972 à 1985.
Enfants "perdus de vue" pour beaucoup, bien que certains vivent encore dans le secteur romarimontain et ont "réussi" dans la vie : c'est le cas d'Ahmed, architecte, Azziz, informaticien, Fatima, enseignante ...
Enfant "perdu dans la vie" : je pense à Khalil, qui, suite à un geste meurtrier, passera encore de longues années derrière les barreaux...
Enfant "perdu pour la vie" : je pense à Abdullah qui a été retrouvé "suicidé" en prison ...
A l'époque, tous ont été des enfants attachants : fillettes travailleuses, souriantes et toujours prêtes à rendre service, garçons parfois turbulents mais canalisés par les cours de judo, où les conflits se réglaient sportivement à chaque séance d'entraînement.
Le déclin du quartier a commencé dès la fin des années 70, avec l'arrivée massive du chômage dans les familles, balayant les promesses d'avenir ... ce qui pourrait expliquer le destin tragique de certains enfants.
Et pourtant, c'est dans ce quartier dit "difficile", que j'ai passé les meilleurs moments de ma vie personnelle et professionnelle.
En ce 8 mai ensoleillé, j'ai randonné, appareil photo à la main, autour du massif du Hohneck. Le sentier qui part du col de Schaeferthal m'a conduit rapidement dans le sauvage vallon du Frankenthal dont la tourbière est visible depuis le sentier de crête. J'ai emprunté ensuite le sentier qui remonte dans le couloir d'avalanche vers le col de Falimont, franchissant les dernières plaques de neige.
Une ballade photographique dans le Xaintois vosgien, à proximité de la petite commune de Harol, m'a fait découvrir des paysages insoupçonnés, recouverts de champs de colza, de prairies verdoyantes et de champs fraichement labourés, loin de toutes voies de circulation et de lignes électriques qui gâchent le panorama ...
Cette photographie a été traitée en HDR, en superposant trois clichés exposés respectivement à -1,0,+1 IL, ce qui a permis de densifier le ciel en élargissant la gamme dynamique. Les clichés originaux étant en couleurs RVB, j'ai désaturé la photographie finale de façon à obtenir des nuances de gris très contrastées, ce qui donne une atmosphère "dramatique" à l'image. Le traitement HDR multiplie le "bruit" numérique, mais qui, dans ce genre de photographie, ne nuit pas à la qualité de l'image, apportant une touche de grain qui est la caractéristique des pellicules N&B.
Les cerisiers en fleurs et le vert éclatant des prés et des jeunes feuilles nous font croire à la présence du printemps ... mais le ciel reste obstinément gris.
La Descente des Abbesses est une course organisée annuellement par le club VTT de Remiremont.
La photographie sportive est aussi un véritable sport pour le photographe qui doit rejoindre à pied la piste en pleine forêt, rechercher un point de vue bien exposé à la lumière en évitant les autres spectateurs et les banderoles, se placer de façon à ne pas gêner les coureurs ni risquer d'être blessé.
Le lieu étant trouvé, le photographe doit choisir sur son appareil le meilleur compromis des réglages de vitesse d'obturation et d'ouverture de façon à obtenir une netteté et une profondeur de champ satisfaisantes pour traduire le dynamisme du descendeur.
De retour à la maison, il faut trier et éliminer les clichés flous et mal exposés, ne garder que ceux où le coureur a une bonne position sur son vélo et dont la tenue vestimentaire capte bien la lumière. Je n'ai gardé également que ceux dont le visage n'était pas caché par les lunettes et le casque et traduisait l'intensité de l'effort et de la concentration. A l'aide d'un logiciel de retouche photo, il faut parfois recadrer, éliminer les détails gênants et accentuer les effets qui traduisent la dynamique.
Au final, malgré de nombreuses prises de vue sur le terrain, peu de clichés répondent à tous ces critères, mais la photographie numériques, sans développement et tirages couteux, permet à moindre frais de satisfaire la soif d'images du photographe.